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Remittances vers l’Afrique : près de 100 milliards de dollars envoyés chaque année, mais un cadre encore fragile
13 févr. 2026



Remittances vers l’Afrique : près de 100 milliards de dollars envoyés chaque année, mais un cadre encore fragile
Chaque année, des millions d’Africains établis en Europe, en Amérique du Nord ou au Moyen-Orient transfèrent de l’argent à leur famille restée au pays. Un geste individuel, souvent discret. Mais un phénomène macroéconomique massif.
Selon la Banque mondiale, les flux de remittances vers l’Afrique subsaharienne ont atteint environ 54 milliards de dollars en 2023. À l’échelle du continent, les estimations pour 2024 se situent entre 95 et 100 milliards de dollars par an.
Dans plusieurs pays africains , notamment au Sénégal, au Togo, au Cap-Vert ou aux Comores , ces transferts représentent entre 5 % et 15 % du PIB, et parfois davantage. Dans certains cas, ils dépassent l’aide publique au développement et rivalisent avec les investissements directs étrangers.
La diaspora est ainsi devenue un acteur économique structurant, sans pour autant disposer d’une infrastructure de gouvernance adaptée à son poids réel.
Chiffres clés – Remittances vers l’Afrique
54 milliards USD envoyés vers l’Afrique subsaharienne en 2023
(Source : World Bank, Migration and Development Brief 2023)95–100 milliards USD estimés à l’échelle du continent africain en 2024
(Source : World Bank + estimations agrégées régionales)5 % à 15 % du PIB dans plusieurs pays africains
(Source : World Bank, KNOMAD database)7 à 8 % : coût moyen des transferts vers l’Afrique subsaharienne
(Source : World Bank Remittance Prices Worldwide, 2023)En moyenne 1 800 € à 2 800 € envoyés par an par expéditeur
(Source : RemitSCOPE & Banque mondiale)
Des flux massifs… mais largement informels
Contrairement à l’idée d’un simple soutien à la consommation, une part significative des remittances finance :
des constructions immobilières,
des projets entrepreneuriaux,
des frais universitaires,
des investissements agricoles,
des soins médicaux lourds.
Ces flux constituent une forme d’investissement privé transnational informel.
Les plateformes traditionnelles : Western Union, Wise, Wave ou encore LemFi ont modernisé la rapidité et réduit partiellement les coûts. Mais leur rôle s’arrête à l’acheminement des fonds.
Elles ne structurent pas l’usage.
Une zone grise entre confiance familiale et risque économique
À mesure que les montants augmentent, notamment pour des projets immobiliers ou entrepreneuriaux, l’absence de mécanismes de contrôle devient un facteur de risque.
Aujourd’hui, il n’existe quasiment aucun outil intégré permettant :
de conditionner l’usage des fonds,
de débloquer les montants par étapes,
d’exiger des preuves vérifiables,
d’encadrer juridiquement un investissement à distance.
Le problème n’est pas nécessairement la malveillance. Il réside davantage dans l’absence d’architecture formelle.
À grande échelle, cette situation produit des effets mesurables : projets inachevés, tensions familiales, réduction progressive des montants envoyés, voire réorientation des capitaux vers des marchés jugés plus sécurisés.
Un enjeu macroéconomique sous-estimé
Sur un volume annuel proche de 100 milliards de dollars, une amélioration marginale de 5 % dans la structuration des flux à vocation productive représenterait plusieurs milliards de dollars d’impact économique supplémentaire.
Parallèlement, malgré les efforts internationaux, le coût moyen des transferts vers l’Afrique subsaharienne demeure élevé autour de 7 à 8 % selon la Banque mondiale.
Mais la réduction des frais ne règle pas la question fondamentale :
Un transfert peu coûteux mais mal utilisé reste économiquement inefficace.
L’émergence d’une “TrustTech” des remittances
Face à ces limites, certains acteurs émergents explorent des solutions visant à structurer l’usage des fonds transférés.
Parmi eux, Kobatela, startup européenne tournée vers les corridors Afrique–Europe, développe un modèle de transfert conditionnel permettant d’associer des règles d’usage, des preuves numériques et des mécanismes de séquestre aux montants envoyés. L’objectif : transformer un transfert classique en mandat structuré et traçable.
D’autres initiatives, dans différents pays africains, testent également des solutions hybrides combinant mobile money, comptes séquestres et validation progressive des paiements.
Le marché des remittances pourrait ainsi évoluer d’une logique purement transactionnelle vers une logique de contractualisation et de gouvernance.
Une colonne vertébrale économique encore sous-exploitée
Les remittances représentent aujourd’hui l’un des piliers financiers les plus stables du continent africain.
Elles dépassent l’aide internationale, résistent mieux aux crises économiques mondiales et constituent une source de financement directe et décentralisée.
Pourtant, elles fonctionnent encore majoritairement sans couche de structuration formelle.
La question n’est donc plus seulement :
Comment envoyer plus d’argent ?
Mais plutôt :
Comment structurer intelligemment les 100 milliards déjà envoyés chaque année ?
Le potentiel est considérable.
Reste à bâtir l’architecture de confiance capable d’en capter pleinement la valeur.
Remittances vers l’Afrique : près de 100 milliards de dollars envoyés chaque année, mais un cadre encore fragile
Chaque année, des millions d’Africains établis en Europe, en Amérique du Nord ou au Moyen-Orient transfèrent de l’argent à leur famille restée au pays. Un geste individuel, souvent discret. Mais un phénomène macroéconomique massif.
Selon la Banque mondiale, les flux de remittances vers l’Afrique subsaharienne ont atteint environ 54 milliards de dollars en 2023. À l’échelle du continent, les estimations pour 2024 se situent entre 95 et 100 milliards de dollars par an.
Dans plusieurs pays africains , notamment au Sénégal, au Togo, au Cap-Vert ou aux Comores , ces transferts représentent entre 5 % et 15 % du PIB, et parfois davantage. Dans certains cas, ils dépassent l’aide publique au développement et rivalisent avec les investissements directs étrangers.
La diaspora est ainsi devenue un acteur économique structurant, sans pour autant disposer d’une infrastructure de gouvernance adaptée à son poids réel.
Chiffres clés – Remittances vers l’Afrique
54 milliards USD envoyés vers l’Afrique subsaharienne en 2023
(Source : World Bank, Migration and Development Brief 2023)95–100 milliards USD estimés à l’échelle du continent africain en 2024
(Source : World Bank + estimations agrégées régionales)5 % à 15 % du PIB dans plusieurs pays africains
(Source : World Bank, KNOMAD database)7 à 8 % : coût moyen des transferts vers l’Afrique subsaharienne
(Source : World Bank Remittance Prices Worldwide, 2023)En moyenne 1 800 € à 2 800 € envoyés par an par expéditeur
(Source : RemitSCOPE & Banque mondiale)
Des flux massifs… mais largement informels
Contrairement à l’idée d’un simple soutien à la consommation, une part significative des remittances finance :
des constructions immobilières,
des projets entrepreneuriaux,
des frais universitaires,
des investissements agricoles,
des soins médicaux lourds.
Ces flux constituent une forme d’investissement privé transnational informel.
Les plateformes traditionnelles : Western Union, Wise, Wave ou encore LemFi ont modernisé la rapidité et réduit partiellement les coûts. Mais leur rôle s’arrête à l’acheminement des fonds.
Elles ne structurent pas l’usage.
Une zone grise entre confiance familiale et risque économique
À mesure que les montants augmentent, notamment pour des projets immobiliers ou entrepreneuriaux, l’absence de mécanismes de contrôle devient un facteur de risque.
Aujourd’hui, il n’existe quasiment aucun outil intégré permettant :
de conditionner l’usage des fonds,
de débloquer les montants par étapes,
d’exiger des preuves vérifiables,
d’encadrer juridiquement un investissement à distance.
Le problème n’est pas nécessairement la malveillance. Il réside davantage dans l’absence d’architecture formelle.
À grande échelle, cette situation produit des effets mesurables : projets inachevés, tensions familiales, réduction progressive des montants envoyés, voire réorientation des capitaux vers des marchés jugés plus sécurisés.
Un enjeu macroéconomique sous-estimé
Sur un volume annuel proche de 100 milliards de dollars, une amélioration marginale de 5 % dans la structuration des flux à vocation productive représenterait plusieurs milliards de dollars d’impact économique supplémentaire.
Parallèlement, malgré les efforts internationaux, le coût moyen des transferts vers l’Afrique subsaharienne demeure élevé autour de 7 à 8 % selon la Banque mondiale.
Mais la réduction des frais ne règle pas la question fondamentale :
Un transfert peu coûteux mais mal utilisé reste économiquement inefficace.
L’émergence d’une “TrustTech” des remittances
Face à ces limites, certains acteurs émergents explorent des solutions visant à structurer l’usage des fonds transférés.
Parmi eux, Kobatela, startup européenne tournée vers les corridors Afrique–Europe, développe un modèle de transfert conditionnel permettant d’associer des règles d’usage, des preuves numériques et des mécanismes de séquestre aux montants envoyés. L’objectif : transformer un transfert classique en mandat structuré et traçable.
D’autres initiatives, dans différents pays africains, testent également des solutions hybrides combinant mobile money, comptes séquestres et validation progressive des paiements.
Le marché des remittances pourrait ainsi évoluer d’une logique purement transactionnelle vers une logique de contractualisation et de gouvernance.
Une colonne vertébrale économique encore sous-exploitée
Les remittances représentent aujourd’hui l’un des piliers financiers les plus stables du continent africain.
Elles dépassent l’aide internationale, résistent mieux aux crises économiques mondiales et constituent une source de financement directe et décentralisée.
Pourtant, elles fonctionnent encore majoritairement sans couche de structuration formelle.
La question n’est donc plus seulement :
Comment envoyer plus d’argent ?
Mais plutôt :
Comment structurer intelligemment les 100 milliards déjà envoyés chaque année ?
Le potentiel est considérable.
Reste à bâtir l’architecture de confiance capable d’en capter pleinement la valeur.
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